Manifestations scientifiques

Manifestations

Chancelleries, scriptoria, lieux d’écriture : journée d’études sur la production des actes de la pratique au XIIIe siècle

Journée d’études du 4 juin 2010 à Strasbourg (Palais Universitaire, salle 141)
 
PROGRAMME DES COMMUNICATIONS
 
8h45
Ouverture de la journée d’études
 
Paul BERTRAND, Institut de recherche et d’Histoire des Textes-UPR 841, CNRS (Paris-Orléans).
« Les chancelleries « inférieures » ont-elles existé au XIIIe s. ? Réflexions autour d’exemples du Nord de la France ».
 
Paul VIDESOTT, Université libre de Bolzano.
« Etude comparée des documents français de la chancellerie royale : caractéristiques formelles et linguistiques ».
 
10h45-12h15
Martin-Dietrich GLESSGEN, Université de Zürich.
« L’identification des lieux d’écriture grâce à la scripta de l’ancien français : présentation d’une nouvelle méthode ».
 
Dumitru KIHAI, doctorant, Université de Zürich.
« Usage du français et du latin à Reims au XIIIe siècle. »
 
14h-16h15
Jean-François NIEUS, Université de Namur.
« Écrire au château dans la première moitié du XIIIe siècle. Le cas de Picquigny (Somme). »
 
Els DE PAERMENTIER, doctorante, Université de Gand.
« Les chartes des comtes de Flandre et de Hainaut (1191-1244). L’analyse du dictamen à l’aide du Thesaurus Diplomaticus. »
 
Eef DIJKHOFF, Instituut voor Nederlandse Geschiedenis (La Haye).
« From exception to the rule ; no exception to the rule. The growing production of charters ; the growing uniformity of charters (county of Holland and Zeeland in the 13th century). »
 
16h30-18h
Jean-Baptiste RENAULT, doctorant, Université de Strasbourg (EA 3400).
« L’apport des bases de données à l’étude de la production des actes au XIIIe siècle : exemples champenois et lorrains ».
 
Thomas BRUNNER, doctorant, Université de Strasbourg (EA 3400).
« Un lieu d’écriture en langue vernaculaire : la chancellerie échevinale de Douai au XIIIe siècle ».
 
Université de Strasbourg, EA 3400
GDR 3177 "Diplomatique"
 
Renseignements : Thomas Brunner : thomasbrunner@unistra.fr

Administrer par l’écrit au Moyen Âge. Questions d'histoire sociale - séminaire de Laurent Feller, université de Paris I

Les séances ont lieu de 15 h 00 à 17 h 00 en salle Perroy

5 novembre 2008 : Laurent Feller,
Les transactions dans la Vita Meinwerici (XIe siècle)

12 novembre 2008 : Patrice Beck (Lille 3), Laurent Feller (U. Paris 1) et Philippe Bernardi (CNRS),
Salaire et Salariat au Moyen Âge. Bilan d’un programme ANR

3 décembre 2008 : Pierre Chastang (U. Versailles-Saint-Quentin) et Laurent Feller (UP1), Le rouleau V2 des Archives du Mont-Cassin et les problèmes de datation du cartulaire de Paul Diacre

17 décembre 2008 : Journée de l’association des Historiens économistes français : la croissance au Moyen Âge.

14 janvier 2009 : Etienne Anheim (U. Versailles-Saint-Quentin), Gouverner la Curie au milieu du XIVe siècle : le Liber Officialium de Clément VI (ASV Cam. Ap. Coll. 456)

28 janvier 2009 : Jean Pierre Devroey (U. Libre de Bruxelles),
Questions et réponses à propos du grand domaine

4 février 2009 : Valérie Theis (U. Paris-Est-Marne-la-Vallée), Le 'Livre Rouge' d'Alphonse de Poitiers (1253) : construction et usage d'une enquête domaniale

18 février 2009 : Catherine Verna (U Paris 8),
Ecrire et produire en Catalogne : les notaires du haut Vallespir.

4 mars 2009 : Adam Kosto (U. Columbia), Un autre regard sur le Liber feudorum maior des comtes de Barcelone

18 mars 2009 :Catherine Letouzey (U. Paris 1), Administrer par delà les mers : le cas du cartulaire de la Trinité de Caen et de la gestion d'un temporel anglo-normand (XIIe-XIIIe)

1er avril 2009 :  Paul Bertrand (CNRS), Les écritures de Thierry d'Hireçon: pratiques diplomatiques et comptables (fin du XIIIe s.-début du XIVe s.).

29 avril 2009 : Phillipp Schofield (U. Aberystwyth), The development of law in manorial courts in the late thirteenth and early fourteenth centuries

13 mai 2009 : Emmanuel Huertas (U Paris Est-Marne-la-Vallée),
La rédaction d'un polyptyque grégorien. L'exemple du "Memoriale" de l'évêque Ildébrand de Pistoia (vers 1130)

Avignon / Rome, la Papauté et le Grand Schisme. Langages politiques, impacts institutionnels, ripostes sociales et culturelles

 

Université d’Avignon
Jeudi 13 novembre – Samedi 15 novembre 2008
Salle des thèses

 

11 h 00 - H. Millet (CNRS, Paris), A. Jamme (CNRS, Lyon) : Introduction 
11 h 30 - A. Rehberg (DHI, Rome), I cittadini di Roma e l'elezione dell'8 aprile 1378 : speranze e delusioni
 
 
 
I Les mécanismes du choix :
les princes, les fidèles et la division de la papauté             
 
 
14 h 15 - B. Hotz (Univ. Marburg),  Prince, Eglise et société dans l’Autriche de Léopold III
14 h 50 - A O. Villaroel Gonzalez (Univ. Complutense Madrid), Diplomatie, persuasion et représentation aux débuts du Schisme en Castille
15 h 15 - F. Cengarle (Univ. Milano), I Visconti, signori di Milano, e lo scisma
16 h 45 - Z. Hunyadiz (Univ. Szeged), The choice of Hungary : from Louis I to Sigismund of Luxembourg
 
 
II L’appareil d’Etat pontifical à l’épreuve de la scission
 
 
17 h 30 - F. Delivré (ENS, Lyon), La tunique sans couture (Jn, 19, 23). Le Provinciale Romanum à l'épreuve du Grand Schisme      
18 h 05 - H. Labarthe (Univ. Saint-Etienne),Deux théâtres d’affrontements des politiques bénéficiales ? Flandre et Gascogne
 
 
 
 
Vendredi 14 novembre
Salle des Thèses
 
II L’appareil d’Etat pontifical à l’épreuve de la scission (suite)
 
 
9 h 00 - A. Le Roux (Univ. Angers), Collecteurs et collectories : étude comparée de la France clémentiste et de l’Allemagne urbaniste
9 h 35 - G. Butaud (Univ. Nice) et A. Jamme (CNRS, Lyon), Formes comparées de maîtrise de l’espace politique autour de Rome et d’Avignon
 
 
 
III Construction idéologique des légitimités, ripostes sociales et culturelles
 
 
10 h 45 - P. Gilli (Univ. Montpellier III), Jean de Legnano, le De Fletu Ecclesiae et le rôle des canonistes dans les premiers temps du grand Schisme
11 h 20- P. Genequand (Univ. Genève), L’altérité romaine dans les écrits clémentins (Chancellerie et Chambre apostolique)
 
 
14 h 15 - J. Hayez (CNRS, Paris), A l’ombre du palais. Les Toscans d'Avignon sous le Grand Schisme
14 h 50- F. Manzari (Univ. Roma III), Committenza libraria e legittimità. I codici liturgici dei papi di Roma e di Avignone durante lo Scisma 
15 h 25 - P. Payan (Univ. Avignon), Pierre de Luxembourg, entre dévotion et politique
 
 
16 h 45 -M.T. Caciorgna (Univ. Roma III), La nobiltà della Campagna romana, il Papato e lo Scisma
17 h 20 - S. Pollastri (Univ. Basilicate), Jeux et enjeux des obédiences pour l’aristocratie napolitaine
18 h 00 - P. Guerrini (Univ. Roma III), L'iconografia dello Scisma in Telesforo da Cosenza
 
 
 
Samedi 15 novembre
Amphi AT 05
 
 
 
IV L’émergence du combat pour l’unité de l’Eglise
 
 
9 h 30 - A.-L. Rey-Courtel (E. Chartes), Anglic Grimoard et le schisme (1378-1388)
10h 05 – C. Revest (Univ. Paris IV), L’exaspération des curialistes romains à la veille du concile de Pise : les flammes de la colère contre le « régime des hypocrites »
10h 40 - A. Frenken (Ulm), The Council as the ultimate approach to end the Great Western Schism – French and Italian contributions to the propagation of the via concilii within their historical contexts
 

11 h 45 - J. Chiffoleau (EHESS, Paris), Conclusions  

Du tribunal au coffre: les usages variés de l’acte notarié à la fin du moyen âge

Table ronde, Orléans, IRHT, Salle Baratier, 21 mai 2010
organisée par K. Fianu
 
dans le cadre de l'Université d'Orléans (équipe SAVOURS)
et de l'Institut de recherche et d'histoire des textes, Orléans


10h-11h
Kouky Fianu
, Université d’Ottawa,
Les usages sociaux de l’acte notarié, une enquête à tenter
 
11h-12h
Charles Vulliez, Université de Reims,
L’«universitaire » et le notaire, un mariage de raison ? L'exemple orléanais (fin XIIIe siècle-première moitié du XVIe)
 
12h-13h30h: Pause-déjeuner
 
13h30-14h30
Françoise Michaud-Fréjaville, Université d’Orléans,
Notaires en tournée : aller aux déclarants en Berry au XVe siècle
 
14h30- 15h30
Isabelle Bretthauer, Université de Paris VII,
La gestion de l’acte écrit par les laïcs en Normandie
 
15h30-16h30
Romain Le Gendre, École nationale des chartes,
L'acte de crédit en Poitou au XVIe siècle : fondement d'une rentabilité économique ou élément de lien social
 
16h30-17h30
Julie Claustre (Université de Paris I) et Paul Bertrand (CNRS-IRHT),
Commentaires de conclusion<!--[endif]--><!--[if gte vml 1]><![endif]-->

Ecole d'été à Avignon: "Pratiques de l’Écrit dans le Sud européen (XIIe-XVIIIe siècle)"

L’Université d’Avignon prend l'initiative d'inaugurer en juin 2009 une école doctorale annuelle sur les « Pratiques de l’Écrit dans le Sud européen (XIIe-XVIIIe siècle) », soit dans l'arc nord-méditerranéen, de Valencia à Genova. Diplomatique pontificale, formulaires et actes de gouvernement des autorités publiques, documents notariaux, ateliers d'écriture et de décoration de livres, bibliothèques, etc..., feront l'objet d'enseignements théoriques et pratiques, délivrés par des spécialistes internationaux.

La 1e Ecole se tiendra à l'Université d'Avignon du 25 juin au 3 juillet 2009. Elle sera ouverte à des étudiants en 2e année de Master ou doctorat d'universités de pays membres de l'Union européenne. Un appel à candidatures
sera lancé en novembre 2008.

Contact : Guy [point] Lobrichon [arobase] univ-avignon [point] fr

Journée d'étude "Originaux et cartulaires dans la Lorraine médiévale (XIIe-XVIe siècle)", MSH de Lorraine, Nancy

8 octobre 2010, MSH de Lorraine, centre de Nancy Contact et inscriptions : Jean-Baptiste.Renault@univ-nancy2.fr. Renseignements complémentaires sur la page du Centre Jean Schneider.

   

Journée d'études "jeunes chercheurs"

Journée d'études du GDR "DIplomatique" 3177
27 janvier 2011
 
14h00
Institut de recherche et d'histoire des textes
40 avenue d'Iéna
75016 Paris
 
Cyprien Henry
Diversité et évolutions des actes épiscopaux bretons (XIe-XIIe siècle)
 
Hélène Sirantoine
La dignité impériale d'Alphonse VII de Castille-León (1126-1157) : une création des diplômes
 
Claire Lamy
Remarques sur les pratiques de l'écrit à l'abbaye de Marmoutier et dans ses prieurés (XIe-XIIe siècle)

 

Journées d'études CBMA III (Chartae Burgundiae Medii Aevi).

CBMA III. Systèmes d’interrogation et recherches sur les fonds diplomatiques bourguignons (Dijon, ARTeHIS-UMR 5594 - 23 janvier 2009, 10-17h) organisé par Eliana MAGNANI et Marie-José GASSE-GRANDJEAN. Comme chaque année, une journée d’études sera consacrée au programme de recherche et à la base de données des CBMA. Pour cette troisième rencontre, il sera question des avancées dans les systèmes d’interrogation de la base, en cours d’élaboration, et des recherches actuelles relatives à la documentation bourguignonne.
 
 
Contacts : Eliana Magnani, Marie-José Gasse-Grandjean. Portail CBMA : http://www.artehis.cnrs.fr/BDD/CBMA/AccueilCBMA.html.

La correspondance entre souverains, princes et cités-États

La correspondance entre souverains, princes et cités-États. Approches croisées entre l’Orient musulman, l’Occident latin et Byzance (XIIIe-début XVIe s.)

Organisation : Denise AIGLE (EPHE, UMR 8167) et Stéphane PÉQUIGNOT (EPHE, EA 4116)
Lieu : EPHE, 46 rue de Lille, Paris 75007 (2 et 3 décembre 2008, salle de conférences)

Mardi 2 décembre 2008

9h : Ouverture par Jean-Claude WAQUET (Président de l’EPHE)

9h15 : Introduction par Denise AIGLE

Matinée
Discutant : Jean-Claude WAQUET (EPHE)
9h30 : Thomas TANASE (École française de Rome) Les registres du Vatican et les Mongols au XIIIe siècle : l’écriture d’une histoire.
10h : Denise AIGLE (EPHE, UMR 8167) La réponse du sultan mamelouk al-Malik al-Nâsir Muhammad à Ghazan Khan. Une contre-argumentation religieuse.

Pause-café
10h45 : Marie FAVEREAU (IFAO) 660/1261-62 : Premiers échanges diplomatiques entre la Horde d’Or et le sultanat mamelouk
11h15 : Denise AIGLE (EPHE) Présentations du poster d’Anne TROADEC (doctorante, EPHE) La lettre de Baybars au comte Bohémond VI de Tripoli : une arme dans l’arsenal idéologique des Mamelouks.

11h30 : Discussion

Après-midi
Discutant : Michel KAPLAN (Université Paris 1, UMR 8167)
14h30 : Élisabeth MALAMUT (Université d’Aix-Marseille 1) La lettre diplomatique à Byzance (XIIIe-XVe s.).
15h : Michel BALIVET (Université d’Aix-Marseille 1) Les ambassades monastiques byzantines auprès des souverains seldjoukides et ottomans.
15h30 : Jean-Louis BACQUÉ-GRAMMONT (CNRS) Les lettres diplomatiques des Ottomans avec l’Inde moghole, la Transoxiane et l’Iran. Estimation des sources disponibles.
16h : Denise AIGLE (EPHE) Présentation du poster d’Alaa TALBI (doctorant, Université de la Manouba, Tunis et EPHE) La réponse du sultan ayyoubide al-Malik al-Nâsir à Hülegü. Un sultan sans trône qui défia les Mongols.

16h15 : Discussion

Mercredi 3 décembre

Matinée
Discutant : Nicolas VATIN (CNRS, EPHE)
9h30 : Frédéric BAUDEN (Université de Liège) Du destin des lettres diplomatiques en Islam (période pré-ottomane). Analyse des données et éléments de réponse.
10h : Benoît GRÉVIN (CNRS, LAMOP) Documents diplomatiques, diffusion des savoirs rhétoriques et problèmes d’interprétation. L’Orient et l’Occident entre apories philologiques et perspectives comparatistes (XIIIe-XVe s.).

Pause-café
10h45 : Isabella LAZZARINI (Université de Molise, Italie) Écrire à l’autre. Échanges diplomatiques et réseaux informatifs entre les cours italiennes et l’Orient au bas Moyen Âge (XIVe-XVe s.).
11h15 : Malika DEKKICHE (doctorante, Université de Liège) Étude des relations diplomatiques entre les sultans Mamlouks et les autres pouvoirs du domaine musulman (Mongols – Turcomans) au XVe s.

11h45 : Discussion

Après-midi
Discutante : Isabella LAZZARINI (Université de Molise, Italie)
14h30 : Jean RICHARD (Membre de l’Institut, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres) L’attitude de Grégoire IX à l’égard des souverains musulmans.
15h : Éric VALLET (Université Paris 1, UMR 8167) La correspondance du sultan rasûlide du Yémen al-Muzaffar Yûsuf (1250-1295). L’invention d’une nouvelle norme ?
15h30 : Françoise JANIN (doctorante, EPHE) Présentation d’un poster

15h45 : Discussion

Pause-café
16h30 : Marie FAVEREAU et Vincent RAZAJANO (IFAO) Présentation du projet de base de données DiplOrient.
17h15 : Conclusions par Stéphane PÉQUIGNOT

Présentation du programme Correspondances Diplomatiques (UMR 8167) : http://www.islam-medieval.cnrs.fr/corresp.htm

 

La pancarte. Une compilation singulière. Journée d'études, Villejuif, 3 juin 2009

Journée d’études organisée par : Michel Parisse, Laurent Morelle, Marlène Helias-Baron

Institut des Traditions Textuelles
7 rue Guy Môquet BP 8 94801 Villejuif Cedex

Pour l’historiographie récente, la pancarte est – comme le cartulaire, son « faux frère » – un sujet d’étude à part entière. C’est une pratique qui a duré près d’un siècle et demie, des années 1050 environ au début du XIIIe siècle ; elle semble liée aux nouveaux établissements, nés dans les interstices laissés par les grandes abbayes bénédictines. Tout monastère acquérant des biens par petits morceaux est susceptible d’avoir des pancartes dans ses archives, même si la grande masse d’entre elles provient des fonds cisterciens ou prémontrés.
La pancarte pose d’abord un problème de terminologie. Le terme est polysémique et antérieur à l’émergence du phénomène. Selon le Vocabulaire international de diplomatique, à l’époque carolingienne, il s’agit d’une confirmation de droits portant sur des biens dont les titres ont été perdus ; à partir du XIe siècle, c’est un acte de grande taille consignant de nombreuses actions juridiques, rédigées sous forme de listes de biens ou de notices ; le dernier sens en fait un cartulaire. Au pire, elle apparaît comme une simple collection d’actes ou d’actions juridiques ; au mieux, ce document hybride intrigue et déconcerte par son ambiguïté. Elle est à la fois charte « classique » par sa mise en page et cartulaire par sa récapitulation d’actes (chartes et/ou notices) antérieurs parfois disparus. Comment dépasser cet écueil ?
La table ronde organisée en 1994 par Michel Parisse, Pierre Pégeot et Benoît-Michel Tock, (Pancartes monastiques des XIe et XIIe siècles, Turnhout, 1998, 203 p.), avait pour objectif de préciser les origines, la nature, les significations et les évolutions de ces documents singuliers. Quinze ans après cette rencontre, il convient d’en discuter les acquis et de présenter les pistes explorées depuis. Pourtant, même si des travaux récents traitent de la question (notamment en 2007, ceux d’Éric Van Torhoudt sur les « pancartes-notices » du Mont-Saint-Michel), il reste de nombreux pans d’ombres. D’abord, il importe de définir ce qui doit être considéré comme une pancarte et ce qui doit être exclu de la dénomination ; ensuite il faut savoir quelle est la place de ces actes, si on doit les considérer comme des copies ou comme des originaux et s’il est possible de trancher à ce sujet. Une autre difficulté tient à l’identification du rédacteur : s’agit-il de l’auteur ou des bénéficiaires ? Qu’est-ce qu’il y a en amont des pancartes, c’est-à-dire à partir de quels matériaux ont-elles été constituées ? Enfin, dans quel but ont-elles été confectionnées ?

9H30 : ACCUEIL ET INTRODUCTION

10H : OUVERTURE

10h-10h30 : Laurent MORELLE.
« Les pancartes. État de la question »
10h30-11h : Michel PARISSE.
« Présentation de la pancarte de Mont-Saint-Rigaud »

11H-11H30 : DISCUSSION ET PAUSE

11h30-12h00 : Chantal SENSEBY.
« Les pancartes ligériennes : présentation d’un dossier »
12h-12h30 : Hubert FLAMMARION.
« Synthèse sur les pancartes de Morimond »

12H30-14H : DEJEUNER

14h-14h30 : Marlène HELIAS.
« Comment lire une pancarte ? Les guides de lecture sur les pancartes »  ou « Présentation d’une pancarte » ?
14h30-15h : Tamiko FUJIMOTO.
« Les pancartes de Saint-Etienne de Caen »

15H-15H30 : DISCUSSION ET PAUSE

15h30-16h : Benoît-Michel TOCK.
« Les problèmes ardus de l’édition des pancartes »

16h : Table ronde conclusive : « qu'appelle-t-on une pancarte ? »
Animation par les trois organisateurs


Réservation : marlhelias@yahoo.fr

Les cartulaires normands : bilan et perspectives de recherches

Les cartulaires normands : bilan et perspectives de recherches
Table ronde organisée par le Centre Michel de Boüard ,
Caen, 3-4 avril 2009 (resp. P. Bauduin)
 
À l’approche du vingtième anniversaire de la table ronde sur les cartulaires tenue à l’Ecole nationale des Chartes en 1991 il est apparu opportun d’esquisser un bilan des recherches entreprises dans ce domaine sur les cartulaires normands, en offrant également des perspectives de comparaison avec d’autres régions. Ces dernières années ont vu en effet la publication de plusieurs recueils venus combler en partie les lacunes criantes de l’édition de textes diplomatiques normands : à l’édition d’une partie des actes du cartulaire de la Trinité de Caen (1994) se sont ajoutées récemment les publications du Cartulaire du chapitre cathédral de Coutances (2003), du Cartulaire de l’abbaye de Saint-Pierre de Préaux (2004), du Grand cartulaire de Saint-Pierre de Conches (2005), de la partie la plus ancienne du cartulaire du Mont-Saint-Michel (2006). Cet effort éditorial sans précédent s’est accompagné d’un renouvellement des problématiques scientifiques sur les cartulaires, alors que les technologies numériques au service de la recherche et/ou de l’édition et les outils récemment élaborés ont dans le même temps considérablement modifié le travail des chercheurs. Il s’agira de poser les bases d’une réflexion sur les cartulaires normands en vue d’une utilisation de ce corpus et de son exploitation par les chercheurs. La journée sera également l’occasion de faire le point sur les travaux éditoriaux en cours, recueils demeurés inédits (actes des évêques d’Evreux, Saint-Nicolas d’Evreux) ou cartulaires en cours d’étude (Saint-Etienne de Caen, Saint-Evroult, cartulaire du Mont-Saint-Michel dans son intégralité, l’Estrée, Saint-Martin de Sées, cartulaires des léproseries normandes).

Plusieurs aspects seront ici abordés.

Quels sont les rapports entre les actes originaux encore conservés et les copies enregistrées dans les cartulaires ? La relation entre le cartulaire et le chartrier est l’une des questions les plus débattue et introduit les spécialistes dans une histoire des archives. L’élaboration du genre est lui-même l’objet d’interrogations. Quels sont les liens entre les pancartes et les grandes chartes de confirmation des établissements et les cartulaires ? Les étapes précédant le cartulaire proprement dit (ex. recueil primitif sous la forme d’un rouleau) nécessitent d’être précisées. Quand passe-t-on au cartulaire ; le fait-on nécessairement et dans quel contexte ?
Les fonctionnalités du cartulaire seront explorées, selon qu’il apparaît comme registre destiné à préserver les documents d’un fonds en mauvais état, comme un instrument de gestion du patrimoine et des droits, et/ou comme  un texte destiné à transmettre memoria d’une institution ou d’une famille. Quels usages sont faits du cartulaire, par exemple en justice ? Si l’on admet qu’il faut envisager une typologie des cartulaires, dans quelle mesure la province de Rouen se singularise-t-elle ?
Le cartulaire peut être envisagé comme un « document-monument » qui rassemble en un volume unique les droits, les lieux, les personnes relatifs à une institution. Le soin apporté à la mise en page et à la copie, l’insertion d’images sont autant d’indices de cette fonction de prestige et à la valeur mémorielle qu’on apporte au cartulaire. De ce point de vue il est nécessaire de relier le cartulaire non seulement aux documents de la pratique, mais aussi aux autres pièces de la production écrite du scriptorium.
D’autres problèmes seront envisagés. Celui des éditions anciennes, en  particulier lorsque le document original est perdu. Sans tomber dans la critique facile d’entreprises éditoriales passées, il serait intéressant de dégager les partis pris par les éditeurs anciens et les incidences qu’ils ont pu avoir sur la manière dont l’objet cartulaire et son contenu ont été reçus par les historiens. L’histoire de la recherche érudite et des entreprises de recensement ou d’édition des cartulaires contribue ainsi au travail des spécialistes. La journée sera l’occasion, espérons-le, de faire un point sur ces recherches d’hier et d’aujourd’hui, dont une partie est demeurée inédite ; de développer aussi une réflexion prospective sur les besoins et les orientations de la recherche dans les années à venir.
Les perspectives scientifiques sont indissociables des perspectives éditoriales et des possibilités démultipliées que l’édition numérique offre aux chercheurs. Cette rencontre sera l’occasion de présenter les projets et les initiatives en cours dans le domaine de l’édition numérique. Enfin, une comparaison avec d’autres régions ou pays pourra être esquissée par la présentation de recherches issues de thématiques semblables.
 
Cette rencontre s’inscrit dans les projets du volet « Valorisation technologique du patrimoine » du Contrat de Projet Etat-Région 2007-2013  défendu par la Maison de la Recherches en Sciences Humaines de l’Université de Caen Basse-Normandie et est soutenue par le GDR « Diplomatique ». Ses actes feront l’objet d’une publication dans la revue électronique Tabularia, Sources écrites de la Normandie médiévale dans le courant de l’année 2010.
 
Renseignements et contacts :
crahm [point] direction [arobase] unicaen [point] fr
02 31 56 57 25
 

 

Compte rendu de la table ronde sur les cartulaires normands organisée à Caen les 3 et 4 avril 2009

Cette rencontre s’est inscrite dans les projets du volet « Valorisation technologique du patrimoine » du Contrat de Projet État-Région 2007-2013 défendu par la Maison de la Recherche en Sciences Humaines de l’Université de Caen Basse-Normandie et a été soutenue par le GDR 3177 « Diplomatique » du CNRS.

Depuis une vingtaine d’années s’est produit un renouvellement de la réflexion diplomatique et archivistique, fruit d’une convergence entre plusieurs disciplines : codicologie, paléographie, philologie, iconographie, cartographie, statistique… et bien sûr informatique. La Normandie, « pays de cartulaires », auparavant un peu en retrait, a profité de ce phénomène et comblé une bonne partie de son retard. En effet, de nombreux cartulaires normands ont été édités et publiés ces dernières années. Certains cartulaires ou recueils d’actes demeurent cependant inédits.

Ce colloque a permis de prendre conscience de la révolution numérique qui s’est produite depuis la table ronde sur les cartulaires organisée par l’École des chartes en 1991. Un bon exemple en est la refonte du Stein entreprise par l’IRHT, soutenue par  la base de données évolutive CartulR dont la deuxième édition va bientôt paraître (à ce propos le colloque fut l’occasion de se rendre compte que des cartulaires normands n’avaient pas encore été recensés dans la base). Par ailleurs, l’intérêt du langage XML a été mis en avant. En effet c’est un langage qui intègre le contenu du document édité, le qualifie en le balisant, grâce à un système de description très pointu. Il permet donc une indexation très poussée (par exemple par nom propre) et un apparat critique très fin. Grâce à cela, il est possible de mettre en relation différentes données entre elles, d’interroger le lexique... Tout cela va dans le sens de la Charters Encoding Initiative (CEI), créée il y a quelques années à Munich par Georg Vogeler afin d’établir des normes communes de balisage pour les chartes médiévales.

Malgré tout se pose la question de savoir si on doit toujours faire des éditions complètes, et si une édition électronique doit ressembler à une édition papier. Ne pourrait-on pas en effet imaginer des solutions intermédiaires ? Ce qui semble en tous cas s’être dégagé de ce colloque, c’est que le support papier reste nécessaire quand on édite un cartulaire, ne serait-ce que dans une optique de conservation, de pérennité du travail, et de consultation aisée. L’édition électronique complète l’édition papier plus qu’elle ne l’annule. Elle permet des corrections  et adjonctions instantanées, favorise le travail en équipe et autorise donc des travaux plus lourds.

De même, doit-on éditer un cartulaire tel quel, comme une unité intellectuellement cohérente, ou bien comme un élément indissociable du chartrier lorsque celui-ci est conservé ? La deuxième option a eu la faveur des intervenants. Quant à l’importance de la matérialité manuscrite du cartulaire, qui fait sens mais qui n’est pas facile à respecter pour l’éditeur, elle a maintes fois été rappelée.

En ce qui concerne la périodisation du « passage » au cartulaire en Normandie, c’est à la fin du XIIe siècle, après une explosion du nombre d’actes écrits vers 1130-1140, que beaucoup d’abbayes ont pensé à réunir leurs chartes dans un registre, et au XIIIe siècle la plupart des grandes abbayes normandes se sont dotées d’un cartulaire. Puis il y eut de nouveau un pic au XVe siècle, dont les raisons précises restent à approfondir. Beaucoup d’abbayes semblent s’être dotées d’un cartulaire après une période difficile ou dans un contexte de patrimoine menacé. Il s’agirait alors dans ce cas de « cartulaires de reconquête ». Mais la question du « passage »  ou non au cartulaire mériterait d’être approfondie.
Par ailleurs, quelques comparaisons avec l’Angleterre furent esquissées. Ainsi, l’abbaye de la Trinité de Caen semble avoir suivi les pratiques gestionnaires d’outre Manche, car l’Angleterre était plus en avance que le continent de ce point de vue.

Le colloque fut également l’occasion de montrer comme l’« archéologie documentaire » (codicologie, paléographie…) pouvait se révéler fructueuse, ainsi à propos du cartulaire de l’abbaye Saint-Étienne de Caen. Une étude codicologique approfondie  a révélé une facette de la personnalité des différents scribes... L’un est plus enclin à l’historiographie, l’autre à l’archivage systématique de tous les documents.

Il est en outre à noter  que l’une des particularités normandes dans le domaine des cartulaires semble être le classement alphabétique adopté par certains. Mais ce domaine reste largement à défricher. Des mises en série et études comparatives pourraient se révéler fort utiles.

L’importance des cartulaires modernes ainsi que des copies d’érudits aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles a aussi été soulignée, et un bel hommage a été rendu à M. de Gerville, M. Surville, l’abbé Blin, l’abbé de la Rue, Léchaudé d’Anisy et bien d’autres encore. C’est grâce à eux et à leurs copies qu’ont pu être reconstitués certains cartulaires, perdus ou bien détruits à Saint-Lô en 1944. C’est ainsi le cas du cartulaire B du chapitre cathédral de Coutances, miraculeusement  ressuscité.

La thématique actuelle de la « spatialisation », de la construction territoriale du diocèse trouva pleinement sa place dans ce colloque avec, par exemple, l’étude des actes des évêques d’Évreux. Ces derniers usèrent ainsi de la sacralité de l’écrit pour réaffirmer leur autorité dans certaines parties du diocèse. De même, nous avons pu constater que la notion de « memoria » est encore à la mode. Cependant il conviendrait de se demander à qui le cartulaire pouvait rappeler la mémoire, le prestige des terres, des moines… d’une abbaye, c'est-à-dire d’approfondir l’usage qu’on en faisait : était-il facilement accessible ? Combien de personnes pouvaient le consulter ? Quand exactement y avait-on recours ?
La question des mises à jour des cartulaires, de leur actualisation serait aussi à approfondir. Quand sont-ils périmés ? Quand les remplace-t-on? (lorsqu’ils peuvent mener à un immobilisme dangereux ?...).  De même, de nombreuses communications ont évoqué les pancartes, ces grandes feuilles de parchemin où étaient transcrits à la suite les droits sur un ensemble de donations géographiquement groupées. Ces pancartes, tentatives de fusion d’éléments multiples, nombreuses dans l’ouest de la France, sont encore à explorer.

Quant aux cartulaires de  laïques, ils furent les grands absents de ce colloque (qui s’est essentiellement attaché aux cartulaires médiévaux « classiques », ceux des abbayes et des chapitres cathédraux). Quelques allusions seulement. Peut-être aurait-il été fructueux de s’intéresser aux cartulaires de seigneurs laïcs, de communes…, aux cartulaires de l’université de Caen, à ceux des ordres militaires.... Malgré tout les cartulaires de léproseries, ces institutions si particulières, trouvèrent leur place dans ce colloque. Par ailleurs, dans l’exposition de cartulaires organisée pour l’occasion par les archives des trois départements de la région Basse-Normandie, figuraient le cartulaire de Guillaume Osber, seigneur de Tesson, rédigé sans doute dans le deuxième tiers du XVe siècle, ainsi que d’autres cartulaires laïcs. Par ailleurs, l’expression « cartulaires normands » aurait peut-être pu englober les cartulaires produits dans les royaumes, duchés et autres territoires « normands » méditerranéens, afin d’étudier l’« exportation », ou non, de ce genre documentaire.

De même, on aurait pu davantage affiner la typologie des cartulaires au cours de ce colloque, qui a cependant bien montré la diversité des supports (rouleaux, codices…), des formats des cartulaires normands. Le passage au français, souvent après une phase de bilinguisme, serait aussi à approfondir. On peut également  s’étonner que la Normandie orientale ait été beaucoup moins évoquée que sa voisine occidentale,  alors que les diocèses de Rouen et d’Évreux, à eux deux, ont vu fleurir près de la moitié des cartulaires normands. Il est cependant à noter que ce colloque fut  l’occasion d’une ouverture vers d’autres régions, initiatives… (Bourgogne, Nord de la France…). Ainsi, dans le Nord, après quatre siècles d’éditions de textes, il reste beaucoup à faire, et parfois même à refaire. Le colloque fut l’occasion d’une prise de conscience  du poids de l’historiographie sur les pratiques des historiens et éditeurs actuels. En Bourgogne enfin, l’importance de la faculté de droit de Dijon au début du XXe siècle a été mise en avant. De même, dans cette région, on a constaté qu’il n’y avait pas de production  historiographique immédiate à partir des actes récemment édités.

En guise de conclusion, on peut rappeler la définition du cartulaire que donne le manuel de Diplomatique médiévale, d’Olivier Guyotjeannin, Jacques Pycke et Benoît-Michel Tock (1993): « On désigne du mot cartulaire (liber c(h)artarum, c(h)artularium, codex aureus, etc.) toute transcription organisée (sélective ou exhaustive) de documents diplomatiques, réalisée par le détenteur de ceux-ci ou pour son compte, afin d’en assurer la conservation et d’en faciliter la consultation (on le distingue du recueil de chartes, établi par un érudit, ancien ou moderne et non pas par l’intéressé lui-même à l’aide de ses propres documents). » Cette définition apparaît toujours valable seize ans après et présente l’avantage de couvrir les différents types de cartulaires. Malgré tout,  au regard de certaines communications, certains cartulaires n’y correspondent pas tout à fait, aucune logique dans leur contenu n’apparaissant clairement au chercheur, à l’éditeur... On cherche parfois en vain l’organisation interne de certains cartulaires.

Ce colloque fut donc l’occasion d’un bilan, tout comme les cartulaires l’étaient au Moyen-âge pour le temporel, les divers droits des abbayes. Nous pouvons en retenir que la fascination pour les cartulaires est intacte, mais qu’il ne faut pas les sacraliser outre mesure, car ils sont souvent des réécritures (voir la fausse bulle de Jean XIII autorisant les moines à élire leur abbé, dans le cartulaire du Mont Saint-Michel). Il faut avant tout accorder de l’importance à la charte, à l’original.
Les actes de cette table ronde feront l’objet d’une publication dans la revue électronique Tabularia, Sources écrites de la Normandie médiévale, courant 2009-2010.

Michaël Bloche
Élève à l’École nationale des chartes

 
Ce résumé a été publié également sur Tabularia.

Les cartulaires normands - table ronde de Caen - le programme

À l’approche du vingtième anniversaire de la table ronde sur les cartulaires tenue à l’École nationale des chartes en 1991, il est apparu opportun d’esquisser un bilan des recherches entreprises dans ce domaine sur les cartulaires normands, en ouvrant des comparaisons avec d’autres régions. Ces dernières années ont vu en effet la publication de plusieurs recueils venus combler en partie les lacunes criantes de l’édition de textes diplomatiques normands. Cet effort éditorial sans précédent s’est accompagné d’un renouvellement des problématiques scientifiques sur les cartulaires, alors que les technologies numériques au service de la recherche et/ou de l’édition et les outils récemment élaborés ont dans le même temps considérablement modifié le travail des chercheurs. Il s’agira de poser les bases d’une réflexion sur les cartulaires normands en vue d’une utilisation de ce corpus et de son exploitation par les chercheurs. La rencontre sera également l’occasion de faire le point sur les travaux éditoriaux en cours, recueils demeurés inédits en cours d’étude.

PROGRAMME

Vendredi 3 avril 2009
Auditorium des Archives départementales du Calvados

9h30 : Accueil

10h00 : Ouverture de la table-ronde

10h15 : Introduction. Pierre Chastang (Université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines, LAMOP)


10h45 : Elisabeth Lalou (Université de Rouen, GRHIS) Recherches de l’IRHT sur les cartulaires normands

11h15 : Paul Bertrand (CNRS, IRHT) Recenser, répertorier, éditer des cartulaires : contexte historiographique, réflexions méthodologiques

11h45 : Discussion

Déjeuner

14h00 : Benoît-Michel Tock (Université de Strasbourg, Equipe de recherche en Sciences historique) L’édition des cartulaires dans le Nord de la France

14h30 : Eliana Magnani et Marie-Josée GASSE-GRANDJEAN (CNRS, ARTeHIS, UMR 5594, Dijon), Cartulaires et diplomatique en bourgogne médiévale : historiographie et recherches récentes

15h00 : Jean-Michel Bouvris (Archives départementales de la Manche) « Livre blanc », « Livre rouge ». Les cartulaires de l’abbaye bénédictine de Saint-Martin de Sées (XIIe-XIIIe siècles)

15h30 : Pause

16h00 : Coraline Coutant (Ecole des Chartes, Doctorante, Centre Michel de Boüard) Le cartulaire du Mont-Saint-Michel

16h30 : Grégory Combalbert (Doctorant, Centre Michel de Boüard) L’autorité de l’écrit épiscopal à travers les actes des évêques d’Evreux (XIIe-début du XIIIe siècle)

17h00 : Discussion

17h30 : Présentation des cartulaires exposés

18h00 : Cocktail offert par les Archives départementales du Calvados

Samedi 4 avril
Université de Caen, Amphi Poincaré

9h00 : Damien Jeanne (Doctorant, Université Paris X) Des sources de léproseries. Pour une édition critique des cartulaires des léproseries de la province ecclésiastique de Rouen

9h30 : Catherine Letouzey (Doctorante, LAMOP, Université de Paris I – IHR [Londres]) Le cartulaire de l’abbaye de la Trinité de Caen (fin XIIe-début XIIIe siècle)

10h00 : Pause

10h30 : Julie Deslondes (Archives départementales du Calvados) Le cartulaire du chapitre cathédral de Coutances

11h00 : Tamiko Fujimoto (Doctorante, Centre Michel de Boüard) Le cartulaire de Saint-Etienne de Caen (XIIe siècle)

11h30 : Discussion

12h00 : Conclusions Laurent Morelle (EPHE, IVe section, LAMOP)
 
 
 
Voir pour la page du colloque de plus amples informations (fiche d'inscription, plan, etc.).

Les chartes : leurs écritures, leurs scribes. Journée de diplomatique

organisée par Laurent MORELLE et Michel PARISSE

Jeudi 17 juin 2010

Présentation scientifique

Dans un renouveau historiographique marqué par une attention plus soutenue à la matérialité de l’acte écrit, cette nouvelle journée d’étude consacrée aux écrits documentaires se propose d’envisager quelques-uns des nombreux problèmes liés à leur réalisation graphique, plus spécialement à leur écriture. Loin de prétendre aborder l’ensemble des problèmes, on privilégiera ici le scribe, son travail et les choix graphiques qu’il est amené à faire lors de la réalisation d’une charte ou d’un document d’archives. On envisagera surtout la documentation des VIIIe- mi XIIIe siècle.
 
On peut dégager a priori trois approches du sujet. La première consiste à travailler sur un corpus, qu’il s’agisse de celui d’un bénéficiaire (chartrier) ou d’un expéditeur (chancellerie), de façon à proposer une pesée globale des usages et marges d’action des scripteurs au sein d’un atelier d’écriture (une telle approche implique naturellement qu’on puisse éviter ou limiter tout raisonnement circulaire en matière d’attribution de la réalisation graphique des actes considérés au scriptorium étudié). Une autre voie envisage de suivre le scripteur dans l’évolution de son profil graphique et la diversité de ses productions, ce qui ouvre naturellement aux difficultés dans la l’identification d’un scribe, la reconnaissance de sa main dans la (longue) durée et dans la diversité (plus ou moins large) de ses interventions. La question de la spécialisation graphique se pose : y a-t-il des scribes de chartes et des scribes de livres, ou bien les mêmes scripteurs agissent-ils dans différents domaines ? Enfin, il est loisible de mettre des problèmes graphiques au coeur de la réflexion : emploi de différents styles d’écriture, systèmes d’abréviation, traitement de différents lieux singuliers de la page d’écriture (première et dernière lignes, fins de ligne, légendes de chirographe, etc.). Il s’agira d’explorer les relations entre teneur et graphie, entre le discours diplomatique et les scansions graphiques, et plus largement aussi d’étudier la relation entre la nature de l’écrit élaboré et l’écriture choisie pour le réaliser.
 
Dans la tradition des rencontres diplomatiques du LAMOP, on voudrait mettre l’accent sur des situations concrètes et des problèmes de méthode. Comme c’était le cas dans les précédentes journées d’étude, les différentes interventions devront s’appuyer sur un dossier de documents soumis préalablement aux participants.
 
A ceux qui ont travaillé sur un scribe, sur une chancellerie, sur un chartrier, nous offrons l’opportunité de proposer une analyse, une réflexion, une démarche, leurs conclusions aux auditeurs de la journée
Chacun disposera de trois quarts d’heure pour exposer son projet et en discuter.

Programme de la journée du 17 juin 2010
 
9h15: accueil au LAMOP, Villejuif, 7 rue Guy Môquet, bâtiment D (voir le plan d’accès page suivante. Un fléchage sera mis en place).
 
9h30 : Introduction par Laurent Morelle.
 
9h45 : Dominique Stutzmann : L’écriture des chartes comme système graphique complexe.
 
10h30: Chantal Senséby : Des devises et des chartes. Options graphiques et teneur des écrits dans la documentation ligérienne des XIe et XIIe siècles.
 
11h15 Pause
 
11h30 : Benoît-Michel Tock : L’écriture des chartes de l’abbaye de Vaucelles au XIIe siècle
 
12h15: Timothy Salemme : L’écriture des actes en Italie du Nord : le cas de l’abbaye de San Vittore di Meda au XIIe siècle.
 
13h00: Buffet
 
14h15 : Jean-Luc Benoît : L’écriture du dossier concernant saint Edme d’Abingdon (XIIIe siècle)
 
15h00: Sébastien Barret : Le chartrier de Cluny, un champ privilégié d'observation des phénomènes graphiques.
 
15h45 : Pause
 
16h00: Jean-Baptiste Renault : Les scribes et l’écriture des actes de Saint-Victor de Marseille au XIe siècle.
 
16h45 : Michel Parisse : L’écriture d’un scribe messin à la fin du XIIe siècle
 
17h30 : Table ronde conclusive
 
La journée se déroulera sur le campus du CNRS, 7 rue Guy Môquet, bâtiment D, salle 511 (5e étage)
 
Accès par le métro, ligne 7. Descendre à Villejuif-Paul Vaillant-Couturier (Hôpital Paul Brousse), passer devant le garage Ford, prendre la rue Paul Vaillant-Couturier en direction de l’hôpital, longer l’hôpital jusqu’à la rue Guy Môquet, sur votre droite. Le CNRS est au n°7. Passer la guérite et la barrière, et aller tout droit : un fléchage sera mis en place.
 
S’inscrire auprès de Monique Goullet (goulletm@orange.fr ) avec copie à Michel Parisse (parissem@noos.fr).
 
Un buffet sera servi à midi. Communicants et auditeurs sont cordialement invités à y participer. Merci de vous inscrire le plus tôt possible.

Les comptabilités médiévales - atelier de l'IrHis de Lille

Le 10 octobre 2008, se tiendra une journée d'étude du groupe de travail organisée par l’UMR 8529 IRHiS, à l'Université Charles-de-Gaulle - Lille 3, autour des comptabilités médiévales. Le responsable scientifique en est Patrice BECK.

Ce groupe de travail veut étudier les comptabilités tardo-médiévales avec une perspective codicologique (notamment de codicologie quantitative -mais pas seulement). Cette première journée se veut surtout ouverte à une réflexion qui soit la plus large et la plus créative que possible, sur les méthodes de travail, les objectifs, les potentielles publications et les articulations à envisager avec d'autres groupes constitués. Deux communications tenteront de stimuler la réflexion.
 
On trouvera le programme de la journée sur le site web de l'IrHIS, ici-même.

Seconde table ronde "comptables et comptabilités au Moyen - Âge"

Jeudi 1er et vendredi 2 octobre 2009
Université Paris 1
Sorbonne, salle Perroy
 
 
Jeudi 1er octobre 2009
Matinée - 10 h
 
P. Beck et O. Mattéoni : Introduction
 
P. Bertrand, IRHT-Orléans : Codicologie comparée des censiers et des comptabilités dans le domaine français aux xiiie et xive siècles
 
M.-L. Jalabert, Université Paris 1 : L’écriture comptable des bayles des archevêques de Narbonne Bernard de Fargues (1311-1314) et Gaubert du Val (1341-1347)
 
C. Jéhanno, Université du Littoral : Les aspects codicologiques de la série des comptes de l’Hôtel-Dieu de Paris à la fin du Moyen Âge (dernier quart du xive-début xvie siècle)
 
 
Après-midi - 14 h 30
 
S. Bepoix, Université de Franche-Comté, F. Couvel, Université Paris 1, et M. Leguil, Université de Franche-Comté : La fabrique des comptes des châtellenies dans les duché et comté de Bourgogne aux xive et xve siècles : entre exercice imposé et particularismes locaux
 
J.-B. Santamaria, Université de Lille 3 : Ruptures politiques et mutations comptables au bailliage d’Hesdin en Artois au xive siècle
 
F. Duceppe-Lamarre, Université de Lille 3 : Copier des comptes à l’époque de Mahaut d’Artois
 
H. Dewez, Université Paris 1 : Le rouleau comme support des comptes manoriaux au prieuré cathédral de Norwich (mi xiiie-mi xive siècle)
 
 
Vendredi 2 octobre 2009
Matinée - 9 h 30
 
D. Angers, Université de Montréal (Canada) : Codicologie des comptabilités de la vicomté de Caen à la fin du Moyen Âge
 
E. Grélois, Université de Rennes 2 : L’usage du papier en Basse-Auvergne (ca 1250-ca 1320). Autour de trois comptabilités conservées des consuls de Montferrand (1259-1319), des bénédictines de Beaumont (1294-1311), de l’évêché de Clermont (1316-1319)
 
P. Beck, Université de Lille 3 : Les comptabilités de la commune de Dijon
 
A. Melo, Université de Minho (Portugal) : Comptabilités municipales : les livres des comptes de Porto dans la deuxième moitié du xve siècle
 
 
Après-midi -14 h
Débats, conclusions et préparation de la troisième table ronde

Les légats pontificaux

 

Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris (UMR 8589)
Colloque international
Paris, 12-14 février 2009
 
Les légats pontificaux
Paix et unité de l’Eglise, de la restructuration grégorienne
à l’aube du Concile de Trente (mi XIe – mi XVIe siècle)
 
Entrée libre
 
Jeudi 12 février 2009 14h-18h
Fondation Simone et Cino del Duca, 10, rue Alfred de Vigny, 75008 Paris
 
- Accueil par André Vauchez, membre de l’Institut
- Ouverture par Hélène Millet, responsable de l’Axe « L’Eglise, corps social » du LAMOP
 
Introduction
- Pascal Montaubin (LAMOP, Université d’Amiens) 
 
La fonction de légat
 
- Fabrice Delivré (LAMOP, ENS LSH de Lyon)
Légats et hiérarchie ecclésiastique, XIe-XVe siècles.
 
- Robert C. Figueira (Lander University, SC, Etats-Unis)
Medieval Papal Legation and the Canonical Concept of Office.
 
- Philippe Genequand (Université de Genève, Suisse)
L’action des légats à la fin du XIVe siècle : entre diplomatie et grâce pontificale.
 
Pause
 
- Hugues Labarthe (FRAMESPA, Université de Saint-Etienne)
Les légats pontificaux face au concile à l’époque du Grand Schisme, 1378-1430.
 
- Ludwig Schmugge (Université de Zurich, Suisse)
Les suppliques de la Pénitencerie pontificale comme sources sur l’activité des légats, XVe-XVIe siècles.
 
- Andrea Gardi (Université d’Udine, Italie)
Les légats en Italie au XVe siècle : éléments pour une classification typologique.
 
Vendredi 13 février 2009
Fondation Simone et Cino Del Duca, 10, rue Alfred de Vigny, 75008 Paris
 
9h – 12h : L’exercice des légations
 
- Alexis Charansonnet (Université de Lyon II)
Papes, légats et prédication au XIIIe siècle.
 
- Ralph Lützelschwab (Freie Universität Berlin, Allemagne)
Les légats pontificaux au XIVe siècle : aspects religieux.
 
- Claudia Märtl (Université de Munich, Allemagne)
Les légats au XVe siècle : aspects culturels.
 
Pause
 
- Paul Bertrand (IRHT - CNRS)
Diplomatique et diplomatie. Les écritures des légats pontificaux en France et en Germanie au XIIIe siècle.
  
- Pierre Jugie (Archives nationales, Paris)
La chancellerie d’un cardinal-légat : Gui de Boulogne (1342-1373).
 
 
13h30 – 18h : Variations géopolitiques au cœur de la chrétienté
 
- Géraldine Paloc-Delorme (Université de Montpellier 3)
Les légats dans le Midi de la France au XIIe siècle.
 
- Stefan Weiss (Institut historique allemand de Paris)
Les légats pontificaux et les rois de France aux XIe-XIIe siècles.
 
- Nicholas Vincent (University of East Anglia, Angleterre) 
Les légats en Angleterre, XIIe-XIIIe siècles.
 
- Andreas Willershausen (Université d’Augsbourg, Allemagne)
Les légats dans les conférences de paix pendant la Guerre de cent ans.
 
Pause
 
- Claudia Zey (Université de Zurich, Suisse) :
Les légats en Italie aux XIe-XIIe siècles.
 
- Laura Baietto (Université de Turin, Italie)
Activités diplomatiques et gouvernementales des légats en Italie du Nord dans la première moitié du XIIIe siècle.
 
- Armand Jamme (CIHAM – CNRS, Lyon)
« Ange de la paix » ou agents de conflictualité ? Nonces et légats dans l’Italie du XIVe siècle.
 
 
Samedi 14 février
Petit auditorium du Collège des Bernardins, 20 rue de Poissy, 75005 Paris
 
9h – 13h : Variations géopolitiques aux frontières de la chrétienté
 
- Gergely Kiss (Université de Pécs, Hongrie)
Les légats en Hongrie aux XIIIe-XVe siècles.
 
- Antonin Kalous (Université d’Olomouc, République tchèque)
Papal legates in central Europe in the 15th Century.
 
- Óscar Villarroel González (Université Complutense de Madrid, Espagne)
Les légats en Castille au XVe siècle.
 
Pause
 
- Nicolas Drocourt (Université de Nantes)
Les légats pontificaux à Constantinople de 1054 à 1204.
 
- Claudine Besnier-Delacroix (Université d’Amiens)
Les légations dans l’Orient grec, XIIIe-XVe siècles.
 
Vers la nonciature permanente
 
- Bernard Barbiche (Ecole des chartes, Paris)
Les nouveautés dans la représentation diplomatique du Saint-Siège au XVIe siècle.
 
Conclusions
 
- Werner Maleczek (Université de Vienne, Autriche)
 

Comité scientifique :

Jacques Chiffoleau (EHESS, Paris), Olivier Guyotjeannin (Ecole des Chartes, Paris), Werner Maleczek (Université de Vienne, Autriche), Hélène Millet (LAMOP), Pascal Montaubin (LAMOP), Agostino Paravicini Bagliani (Université de Lausanne), André Vauchez (Institut de France).
 
Organisation du colloque :
Hélène Millet, directeur de recherche, responsable de l’Axe « L’Eglise, corps social » du LAMOP,
Pascal Montaubin, membre associé du LAMOP, maître de conférence à l’Université d’Amiens.
 
Secrétariat
Françoise Bornes :
LAMOP – Université Paris 1
1 rue Victor Cousin, 75005 Paris
Francoise.Bornes@univ-paris1.fr
Tel : 01-40-46-33-21

Les négociations diplomatiques aux XVe-XVIIe siècles - journée d'études

 

 
Samedi 17 janvier 2009 à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes – 45-47 rue de la Sorbonne, 75005 Paris, salle Gaston Paris.
Journée d’études du séminaire « histoire de la négociation » de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EA 4116 )
Organisateurs : Dejanirah Couto, Sylvio de Franceschi, Stéphane Péquignot, Jean-Claude Waquet

9 heures 30 : Introduction

9 heures 45 -11 heures : Michiel Decaluwé (Université de Gand) : Les négociations du concile de Bâle avec Eugène IV
 
11 heures - 11 h 15 : pause
 

11 h 15 - 12 h 30 : Anne-Brigitte Spitzbarth (Université de Lille III) : La gestion de la tension mandant-mandataire: l'exemple de la Bourgogne de Philippe le Bon.


14h30-15h45 : Bertrand Haan (Université de Paris IV) : L'amitié entre princes au XVIe siècle
 

15h45-17h : Niels Fabian May (Université de Paris IV) : Le cérémonial diplomatique comme expression et instrument politique lors des négociations de Münster/Osnabrück, de Nimègue et de Ryswick (1643-1697)

 
 

Mise en ligne de la Base des actes originaux conservés en France antérieurs à 1121 (base « Artem »)

Centre de médiévistique Jean Schneider (ERL 7229, Nancy 2 – CNRS) - Salle internationale (3e étage)
 
MSH Lorraine 91, avenue de la Libération 54000 Nancy
 
Nancy, 10 juin 2010

En 1966, le doyen Jean Schneider créa à Nancy un Centre de Recherches et d'Applications Linguistiques (C.R.A.L.), comprenant un chantier de textes diplomatiques, limité à l'origine à l'Est de la France. Le but était d'obtenir une base de données de vocabulaire, de manière à permettre une meilleure critique d'authenticité et de datation des actes en question. En 1978, la décision de couvrir la France entière était prise. L'ARTEM (Atelier de Recherche et d'Histoire des TExtes) a pris la suite en 1983 des recherches historiques du CRAL disparu et, sous la direction de Michel Parisse (1983-1993) et de Pierre Pégeot (1994-2008), s'est employé à mener à bien l'entreprise. Sous la direction scientifique de Benoît-Michel Tock et de Cédric Giraud, les dernières relectures ont été effectuées par Jean-Baptiste Renault en 2008-2009.
 
La Base des originaux a été éditée électroniquement au format XML en respectant l'initiative TEI (text encoding initiative). Cette édition propose quelque 5000 chartes accessibles en ligne, avec un moteur de recherche par critères et plein texte. Elle a été réalisée par le Service éditorial et Publications électroniques (SEPE) de l'Institut de recherche et d’histoire des textes (IRHT, CNRS) sur la plate forme d'édition TELMA (IRHT-École nationale des chartes), avec le soutien du GDR 3177 "Diplomatique" du CNRS.
 
La journée a pour but de présenter la Base des originaux nouvellement accessible en ligne et de dresser un bilan de son utilisation ainsi que d’ouvrir de nouvelles perspectives de recherches.
 
14 h : accueil des participants par Cédric Giraud (université de Nancy 2)
 
14h20 : Benoît-Michel Tock (université de Strasbourg) : historique de la Base des originaux
 
14h40 : Paul Bertrand (IRHT et GDR "Diplomatique"), Cyril Masset (IRHT) et l’équipe du SEPE (IRHT) : présentation technique de la Base des originaux en ligne
 
15h20 : pause
 
15h30 : l’exploitation scientifique de la Base des originaux (bilan et perspectives) : Michel Lauwers (université de Nice), Laurent Morelle (EPHE, IVe section) et Benoît Tock
 
16h30 : discussions
 
17h : buffet
 
merci de confirmer votre présence à l’adresse suivante : cedric.giraud@univ-nancy2.fr

Schismes, dissidences, oppositions : la France et le Saint-Siège avant Boniface VIII

Table ronde
organisée par l’École nationale des chartes et l’Institut historique allemand
le vendredi 29 mai 2009, de 9h00 à 17h30
à l’Institut historique allemand, 8, rue du Parc-Royal, F-75003 Paris
www.dhi-paris.fr

9h00    Accueil des participants

9h15    Ouverture par Gudrun GERSMANN et Jacques BERLIOZ

9h30    Rolf GROSSE : Introduction

9h45   

Joachim DAHLHAUS : Die Eheaffäre Lothars II. und die Kirchenprovinz Trier

Beate SCHILLING : Opposition dans le royaume de Bourgogne (IXe s.)

10h45    Pause

11h00   

Ludwig VONES : Schisma, Metropolitangewalt und Landeskirche. Der Erzstuhl von Narbonne und die Machtstrukturen des katalanischen Raums um die Jahrtausendwende

Ursula VONES-LIEBENSTEIN : L’attitude des évêques de la Narbonnensis face au schisme d’Anaclet

Claudia ZEY : L’opposition aux légats pontificaux en France (XIe–XIIe s.)

12h30    Pause de midi

14h00   

Jean-Charles BEDAGUE : Grégoire VII contre les évêques de Thérouanne : les chanoines séculiers de Saint-Omer au secours de la papauté

Lotte KERY : Urbain II et la résistance à la création du diocèse d’Arras

Cyprien HENRY : Le transfert du siège d’Alet à Saint-Malo. Éléments d’un conflit entre évêques et papauté

15h30    Pause

15h45   

Ludwig FALKENSTEIN : Bemerkungen zum alexandrinischen Schisma in der Kirchenprovinz Reims

Olivier HANNE : Le conflit entre Innocent III et le roi de France : une argumentation pontificale de l’affection et de la déception

Pascal MONTAUBIN : L’opposition des clercs et des laïcs du royaume de France à la centralisation pontificale au XIIIe siècle

17h15    Bernard BARBICHE : Conclusion

17h30    Fin de la table ronde

_____________

Inscription obligatoire

Renseignements :

Bernard BARBICHE • 289, rue Lecourbe • F-75015 Paris
tél. 01 45 57 35 91 • sb.barbiche@free.fr

Rolf GROSSE • Institut historique allemand • 8, rue du Parc-Royal • F-75003 Paris
tél. 01 44 54 23 85 • fax 01 42 71 56 43 • rgrosse@dhi-paris.fr

Stage de diplomatique médiévale, Archives nationales, 6-8 juin 2011

 
Au printemps 2011, le GDR 3177 « Diplomatique » organise un stage d'initiation et de formation à la diplomatique générale du Moyen Âge, pour 15 étudiants de master 1 et 2 ou doctorants dont les travaux sont en relation avec l'étude des écrits de la pratique. Il aura lieu aux Archives nationales, 60, rue des Francs-Bourgeois, 75003 Paris, du 6 au 8 juin 2011.
Organisé pour la première fois, ce stage vise à favoriser le développement des recherches sur la diplomatique et les pratiques de l'écrit médiéval, en mettant les jeunes chercheurs en contact avec des spécialistes de la discipline. Les trois jours du stage seront partagés entre des sessions de formation générale et des sessions « ateliers » de travail direct sur les documents d'archive.
 
Le GDR
Rassemblant huit équipes de recherche sous la direction de Paul Bertrand, le GDR 3177 – CNRS est né en 2007. Il est entièrement consacré aux recherches en diplomatique médiévale (voir aussi : http://www.gdr-diplomatique.net/).
Son objectif est de favoriser les rencontres et les échanges entre spécialistes, diplomatistes et historiens, et, ce faisant, de développer les recherches en diplomatique, fournissant un cadre de formation autant que de rencontre.
Le stage a été pensé pour répondre à ces deux objectifs. Il s’adresse à de jeunes chercheurs souhaitant commencer une thèse ou à des doctorants que leurs travaux amènent à s'intéresser aux documents relevant de la diplomatique médiévale. Il offre aux participants la possibilité de présenter et discuter leurs propres recherches dans le domaine de la diplomatique médiévale en présence des intervenants du stage.
 
Déroulement du stage
Les trois journées de stage s'organisent en deux temps : des matinées consacrées à des interventions de spécialistes en diplomatique médiévale, sur des thèmes généraux, et des après-midis réservés à des travaux sur les dossiers de documents présentés par les stagiaires. Au cours de ces ateliers, les participants sont invités à présenter leurs travaux et leurs orientations de recherche, afin de bénéficier de conseils des chercheurs présents.
 
Programme prévisionnel
6 juin : Leçon introductive de diplomatique générale (matin, intervenant pressenti : Olivier Guyotjeannin) – séance d’atelier (après-midi).
7 juin : Les actes écrits des ixe-xiie siècles ; Utilisation, réception et conservation de la documentation (matin, intervenants pressentis : Laurent Morelle, Benoît-Michel Tock, Pierre Chastang, Sébastien Barret) – séance d’atelier (après-midi).
8 juin : Les actes écrits des xiiie-xve siècles ; les documents de gestion et d'administration (matin, intervenants pressentis : Olivier Canteaut, Ghislain Brunel, Armand Jamme, Paul Bertrand) – séance d’atelier (après-midi).
 

Groupe de recherche "Pratiques médiévales de l’écrit"

Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix, Académie de Louvain, Faculté de Philosophie et Lettres
Département d’Histoire
 

Groupe de recherche "Pratiques médiévales de l’écrit"
 

Séminaires–conférences

Année académique 2009-2010

Jeudi 4 février 2010
Marco MOSTERT (Université d’Utrecht)
Communication, oralité et écriture : nouvelles approches de la culture écrite du Moyen Âge 

Jeudi 4 mars 2010
Monique GOULLET (CNRS-LAMOP), Guy PHILIPPART (FUNDP)
De l’hagiographe à l’éditeur : protohistoire des recueils hagiographiques médiévaux

Jeudi 25 mars 2010
Jean-François NIEUS (FNRS / FUNDP)
Stratégies seigneuriales de l’écrit en France septentrionale, 1150-1250

Jeudi 29 avril 2010
Laurent FELLER (Université de Paris 1-LAMOP)
Les pratiques de l’écrit dans les monastères de l’Italie centrale aux XIe-XIIe siècles : originaux, cartulaires et chroniques

Jeudi 3 juin 2010
Patrice BECK (Université de Lille 3)
Pratiques et enjeux des dénombrements des feux en duché de Bourgogne à la fin du Moyen Âge

Les séminaires conférences ont lieu de 15 à 17h, local L2 de la Faculté de Philosophie et Lettres (61 rue de Bruxelles, B5000 Namur)

Contact: xavier.hermand@fundp.ac.be ou jeanfrancois.nieus@fundp.ac.be

Le scribe d’archives dans l’Occident médiéval // Archival Scribes in the Medieval West

Le scribe d’archives dans l’Occident médiéval : formations, carrières, réseaux
 
Archival Scribes in the Medieval West : Training, Careers, Connections

Colloque international / International colloquium

Organisé par le Centre de recherches « Pratiques médiévales de l’écrit », de l’Université de Namur (FUNDP), en collaboration avec le GDR 3177 « Diplomatique » (CNRS) et avec le soutien du Ceruna
 
Namur (Belgium),
2-4 mai / May 2012

Appel à contributions / Call for papers

    L’intérêt porté aux traces écrites du passé est croissant, depuis deux à trois décennies. Les sources des historiens ont ainsi acquis de nouveaux quartiers de noblesse : elles étaient le pain ou la chair donnés en pâture à l’ogre historien ; elles sont devenues elles-mêmes des objets privilégiés d’histoire. Le nouveau courant d’histoire socioculturelle né avec les travaux sur la « Schriftlichkeit » ou « Literacy » – maintenant devenue « littératie » sous les plumes francophones – a mis au centre du questionnement la culture de l’écrit qui semble conditionner le Moyen Âge, ou en tout cas celui des médiévistes. Depuis lors, les sources sont donc étudiées comme des objets archéologiques, sous l’angle de leur élaboration et de leur utilisation mécanique comme intellectuelle. Cependant, le temps est peut-être venu de prendre du champ par rapport à l’objet pour s’attacher aux hommes qui ont façonné ces sources textuelles. En effet, l’historiographie continue de nous dispenser une image assez figée des « scribes », qu’il s’agisse des moines à l’œuvre dans le silence du scriptorium, des notaires toujours au four et au moulin, des clercs de chancellerie produisant des actes à la chaîne dans des ruches d’écriture officielle... Quelle part de réalité dans ces images d’Épinal ?

Il s’agit de se demander qui écrit au Moyen Âge, plus particulièrement dans le domaine foisonnant et méconnu du document normatif ou pratique destiné à faire archive. Quels sont les profils de ces scriptores – scribes, scripteurs, écrivants, « scribouillards » de toutes espèces – au service des grands princes ou des petits seigneurs, des officiers de justice ou des cours foncières, des grands ordres monastiques ou d’humbles collégiales, des autorités urbaines ou des communautés villageoises ? Le colloque international qui se tiendra à l’Université de Namur en mai 2012 vise à jeter les fondements d'une enquête d’histoire sociale, avec un questionnaire élargi (mais non exhaustif, s’entend) :

•    peut-on retracer des carrières de scripteur d’archives ? Une place pour la prosopographie existe-t-elle ? À tout le moins, des études de cas seraient bienvenues, pour cerner l’un ou l’autre de ces personnages qui sortirait de l’anonymat.
•    quelle est leur origine sociale, leur formation intellectuelle ? Quel est leur statut, et qu'implique-t-il ? Quel éventail de possibilités, entre le « clerc mécanique » de R.-H. Bautier et le « grand commis d’État » que ses hautes fonctions appellent à tenir le calame ?
•    quelle mobilité, quelle polyvalence ? Un même scripteur peut œuvrer au service de plusieurs institutions : change-t-il sa façon de travailler, l’adapte-t-il ? Peut-il changer son écriture, comme certains exemples de la toute fin du Moyen Âge tendent à le prouver ?
•    quel métier ? Écrire est-t-il une profession en soi, ou bien est-ce une technique que l'on met au service d’autres activités ? Pour préciser : quels sont les autres « métiers » de ces commis aux écritures (comptables, gestionnaires, curés, marchands, changeurs, poètes…) ?
•    quelles évolutions ? Il reste essentiel d’adopter une posture diachronique et de consacrer une partie du questionnement à une remise en contexte chronologique : peut-on voir une ou des évolutions chronologiques de l’action, de la fonction ou du statut du scripteur ? À quel point le scripteur du haut Moyen Âge est-il différent de celui du XIIe ou du XVe siècle ?
•    quelle perméabilité ? On ne peut détacher cette enquête du milieu mieux connu (encore que ?) des scribes dont le travail est lié aux manuscrits « de bibliothèque », qu'il s’agisse de scribes de scriptoria, de spécialistes impliqués dans la pecia ou d’autres. Sont-ce les mêmes qui passent de la gothique posée d’un livre des sentences à la cursive rapide d’un acte concluant un bail à rente pour l’abbaye à laquelle ils appartiennent ? Et si non, existe-t-il une hiérarchie intellectuelle et/ou sociale entre les uns et les autres ?

Les propositions de communication (500 mots maximum, en français ou en anglais), sont à envoyer, avant le 15 novembre 2011, à Mademoiselle Morgane Belin (morgane.belin@fundp.ac.be). Nous vous ferons savoir dans le meilleur délai si votre proposition est retenue.

Un petit nombre de bourses seront mises à disposition pour faciliter la venue de jeunes chercheurs et doctorants n’ayant pas accès aux financements institutionnels. Envoyer la demande, accompagnée d’un bref curriculum vitae, à l’adresse susmentionnée.

(English version below)

   
 
For the last two or three decades, the interest for the written evidence of the past has been growing. Primary sources used by historians have acquired new value and become privileged subject matters of history themselves. This new trend in socio-cultural history has been initiated by the studies on the “Schriftlichkeit” or “literacy” (littératie, as we can read in the most recent French-speaking literature). They have raised the question of the process of writing and the written culture, which seemed to prevail in the Middle Ages – or at least, this is how Medievalists see it. Since then, primary written sources have been considered archeological artefacts. The process of their development and use, both mechanical and intellectual, is a central concern. However, it might now be time to take some distance from the object and focus on the men who shaped and wrote these textual sources. Historiography indeed continues to provide us with a rather fixed image of the medieval scribes : monks at work in the silence of the abbey’s scriptorium ; notaries tirelessly busy doing two things at once ; or chancery clerks, with their mass production of official documents. How much of reality is there in such traditional postcard scenes ?
    The question is, who wrote in the Middle Ages, especially in the abundant but yet unknown field of normative or pragmatic records intended for archive purpose? What are the profiles of these various medieval scriptores, employed for archival work by princes or lower noblemen, by justice officers or by manorial courts, by major monastic orders or by small collegiate churches, by urban authorities or local communities ? The international colloquium, which will be held at the University of Namur in May 2012, aims at laying the foundations of a wide prospecting of social history, based on a large questionnaire :
•    Is it possible to trace back some archival scribe’s career ? Is there a place for prosopography ? Case studies would be welcome anyway, to figure out about these people when they are not completely anonymous.
•    What are their social origin and their education path ? What is their status, and what does it mean ? What range of possibilities is there, between the « mechanical clerk » defined by R.-H. Bautier and the « top-ranking » civil servant, whose higher function implies writing ?
•    Which mobility, which versatility ? Some scribes are employed by several institutions :  in this case, does it affect the way they work, do they adapt it ? Is the scribe able to change his handwriting, like some examples from the late Middle Ages tend to prove ?
•    What profession ? Is writing a job in itself, or is it a technical skill used for other activities ? And if so, what are the other jobs of these scribes (accountant, administrator, priest, tradesman, moneychanger, poet…) ?
•    What evolutions ? It remains essential to choose a diachronic position and also to focus on the chronology. Is it possible to notice one or some chronological evolutions in the scribe’s work, function or status ? How different is the early medieval scribe from the one living in the 12th or 15th century ?
•    What permeability ? We can’t set this prospecting apart from the well-known (and even ?) world of scribes working on library manuscripts (scribes in scriptoria, specialists of the pecia, and others). Are they the same people as those who write down the terms of a lease for their abbey ? And if not, is there an intellectual or social hierarchy between these different kinds of scribes ?

Abstracts (maximum 500 words, in French or in English) should be sent before November 15th, 2011, to Miss Morgane Belin (morgane.belin@fundp.ac.be). Confirmation of acceptance will be given as soon as possible.

A small number of grants are available for junior scholars and PhD students who have no access to institutional funding. Please send your application (including a short CV) to the aforementioned email address.