En 2007, sur la suggestion du directeur scientifique adjoint des SHS, M. B. Laurioux, un groupement de recherches du CNRS fut constitué sous la direction de P. Bertrand. Il s’agissait de réunir tous les spécialistes en diplomatique en France, de promouvoir le dialogue et les échanges ; il s’agissait aussi de donner un cadre de référence et de travail, un lieu de discussion et de concertation aux recherches consacrées aux pratiques de l’écrit, particulièrement soutenues ces dernières années. Par là-même, c’est la défense d’une discipline fondamentale de l’histoire, la diplomatique comme science, qui est remise à l’honneur et trouve de nouvelles déclinaisons. S’il est un peu excessif de dire qu’elle est ainsi renouvelée, elle touche du moins un public nouveau, et on se met à espérer que ce GDR suscitera l’éclosion de nouvelles vocations, de nouveaux diplomatistes.
Le défi est important, dans une Europe de la recherche qui accorde de moins en moins de place à ces sciences fondamentales, moins par désintérêt que par manque de crédits ou par épurations universitaires. La France a la chance de posséder encore un vrai réseau de diplomatistes : on espère que la dynamique initiée par le GDR trouvera un écho hors des frontières nationales.
En juin 2008, le GDR reçoit son enveloppe financière et démarre ses travaux, autour d’un conseil de direction scientifique composé de huit équipes qui touchent à des laboratoires importants : la section de diplomatique de l’Institut de recherche et d’histoire des textes (UPR 841 du CNRS), l’équipe d’accueil 3624 « Histoire, mémoire et patrimoine » de l’Ecole nationale des chartes, l’équipe « Textes et corpus : typologie et numérisation-textes de la pratique » du Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris (UMR 8589 du CNRS), liée à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, la section des textes diplomatiques de l’Unité « Moyen Âge » UMR de l’université de Nancy II (ARTeM, UMR 7002 du CNRS), l’équipe « pouvoirs, administration et écrits pragmatiques » du laboratoire Histoire et archéologie des mondes chrétiens et musulmans médiévaux de l’université de Lyon II (UMR 5648 du CNRS), l’équipe Chartae Burgundiae Medii Aevi du laboratoire ARTeHIS de l’université de Dijon (UMR 5594 du CNRS), l’ équipe « Données textuelles et production documentaire dans la Normandie médiévale » du Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales de l’université de Caen (FRE 3119 du CNRS), l’équipe d’accueil 2449 « pratiques de l’écrit diplomatique », Centre d’études sur l’Etat, la Société et la Religion en Europe, Moyen Age et Temps modernes, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Des équipes bigarrées, d’horizons universitaires et scientifiques très différents, et donc une vraie richesse scientifique.
De nouvelles équipes s'agrègeront à coup sur à ce noyen existant, de même que pourront être accueillis de manière ponctuelle d'abord d'autres chercheurs français et étrangers.