L'intérêt croissant que portent les historiens aux écrits depuis une trentaine d'années a permis à des disciplines jusque là considérées comme auxiliaires d'acquérir une nouvelle légitimité, une raison d'être à part entière. La diplomatique, la codicologie, mais aussi, de manière secondaire, la paléographie et l’épigraphie sont de ces disciplines: elles sont ici associées dans un projet de recherche et publication. Ce n'est pas la première fois que les techniques de la codicologie et de la diplomatique sont mises en oeuvre: plusieurs thèses ont déjà commencé à débroussailler le terrain (P. Chastang, P. Beck...). Mais le dossier codicologique des archives médiévales est à peine entr'ouvert. Si le champ des manuscrits a pour sa part été largement labouré, ce n'est pratiquement pas le cas du maquis des archives.